
« Laisser moi essayer, laissez-moi me tromper ! Et trouvons des solutions ensemble. » Nantenin Keïta, multimédaillée aux Jeux paralympiques, plusieurs fois championne du monde, porte-drapeau à Paris en 2024… l’athlète a tout de suite donné des pistes aux agriculteurs présents à l’assemblée générale de la FRSEA Bretagne en ouvrant la table ronde sur l’emploi inclusif.
Loin des thèmes classiques syndicaux, « nous avons choisi de faire un focus aujourd’hui sur nos travaux et notre engagement en tant que syndicat patronal, construisant des solutions pour les chefs d’entreprises agricoles, pointe la présidente de la FRSEA, Laetitia Bouvier. Dialogue social, accords dans le secteur agricole, conditions de travail, formation : le sujet emploi est un dossier fondamental de notre action. »
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Quel accompagnement ?
En écho aux paroles de Nantenin Keïta, l’expérience de Frédéric David est parlante. Producteur laitier à Domagné, il emploie Mathieu, travailleur handicapé depuis quelques mois. « Il a répondu, par SMS, à une offre d’emploi que j’avais publié. J’ai voulu le rencontrer. Et c’est là qu’il m’a dit être à l’Esat de Vitré. »
Le jeune homme voulait travailler avec des animaux. « Après notre entrevue, j’ai contacté son tuteur. J’ai vu les limites qu’il pouvait y avoir dans une exploitation comme la mienne, dans le vocabulaire. On s’est rendu compte qu’il avait besoin d’un accompagnement parce qu’il y a des outils spécifiques à la ferme. »
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Trouver les bons outils
« Je l’ai fait ! » Et c’est bien l’essentiel pour Frédéric David, tant il a navigué dans l’inconnu quand il évoque l’emploi des personnes en situation de handicap. « En 15 jours, il connaissait les 100 vaches et leur génétique. En trois mois, Mathieu a su gérer le suivi insémination. Il était capable de faire la traite. » Le jeune homme avait les outils en main. « Le premier d’entre eux étant un cahier et un crayon, ça facilite les échanges. »
Alors pour pallier les difficultés qu’a eues Frédéric David, Murielle Dilhuit a les solutions. La correspondante régionale entreprise adaptée – Cap Emploi assure que le recrutement « passe par le dialogue avec le conseiller cap emploi. Il ouvre un espace de discussion et cherche, avec l’employeur, les solutions ».
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Ne pas avoir peur de se tromper
Ne pas avoir peur de se tromper, c’est aussi ce que recommande Jérémy Cadalen, salarié en production avicole dans le Finistère et encore en partie en Esat. « Il faut avancer, on n’a pas le choix. » Après un stage de réorientation, il a découvert, dans le monde agricole, un milieu « où il n’y a pas de routine. Tous les matins, je fais des manipulations différentes, de l’insémination, du tri, du nettoyage d’œufs… »
Comme pour beaucoup de travailleurs en situation de handicap, pas besoin d’adapter le poste. « Avant de penser handicap, il faut se poser la question de la compétence. » Mais aussi de ce que va apporter le salarié. « Mathieu m’a apporté de la sérénité dans mon travail, insiste Frédéric David. Ça se remarque aussi à la traite. »
Preuve que l’inclusion, ça marche. « J’ai mis 12 ans à avoir une médaille d’or aux jeux, rigole Nantenin Keïta. Il faut essayer et essayer encore. Et ne pas rester seul. » Un exemple à suivre.
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